GRÈVE : (n.f.) plage. Ou plage horaire pendant laquelle on ne fait rien.
samedi 5 octobre 2024
lundi 2 septembre 2024
Je t'aime. Comment écrire plus fort ?
Nouvel exercice à six mots. Quelques phrases de six mots chacune, pour raconter une histoire d’amour imaginaire.
dimanche 25 août 2024
Connaissez-vous le mot bibiothèque ? Non ? C'est normal.
BIBIOTHÈQUE : néologisme né en forêt de Soignes, un dimanche matin de printemps. Au détour d’un chemin, je tombe sur cette magnifique bibliothèque bio.
samedi 17 août 2024
Le livre, ce hêtre vivant
Le livre. Comme un végétal, composé de feuilles reliées entre elles par un tronc commun, par une couverture, par une écorce qui recèle des mots aimés, des histoires qui réveillent notre curiosité. À chaque branche, son chapitre. Sur certaines, des nids dans lesquels il fait bon lire.
Joseph Aynard, poète lyonnais, a écrit : « À vrai dire, nous ne choisissons pas nos livres, ce sont eux qui s’imposent en quelques manières. Il ne faut avoir à soi que les livres qui ont excité à quelque degré notre curiosité ou notre amour ».
Un livre s’installe dans votre bibliothèque (ou : bibiohèque), véritable forêt d’histoires et maquis de souvenirs.
Le mot est un être vivant. La main du songeur vibre et tremble en écrivant. (Victor Hugo)
Vous le prendrez dans vos mains, le retournerez sans doute et là, peut-être, vous l’étreindrez comme une personne chère que vous retrouvez à cet instant.
Si jamais l’envie vous prend de vous en séparer, réfléchissez au plaisir que ce hêtre proche de l’abandon pourra procurer à d’autres que vous.
Pour réussir sa vie, il paraît qu’il faut réaliser trois choses :
- faire un enfant ;
- planter un arbre ;
- écrire un livre.
Puis-je réaliser le dernier ? C’est fait :-)
samedi 15 juin 2024
Ce Meetic est too much, ce Meetic est trop...
Je voulais parler des rencontres virtuelles, mais ce sont encore les femmes qui en parlent le mieux. Ma pote Chantal V. vous raconte ses péripéties sur Meetic.
dimanche 28 avril 2024
L'Ange et le Modèle
Le Modèle entre dans le domaine de l’Ange, un vrai décor de cinéma.
Le Modèle retrouve le bois et le silence de son ancien logement, sous les combles de Bruxelles.
Il perd aussi 30 ans, ce qui est bien utile dans son ascension vers le 4ᵉ étage de l’Ange.
Arrivé au ciel, le Modèle est pris en main, comme un invité de haut rang.
Le Modèle regarde ce lieu aussi créatif que bien rangé.
L’Ange, elle, prend son objet préféré, ce fameux boîtier noir et argentique qui ne la quitte jamais.
Elle va capturer le Modèle, mais d’abord, elle doit l’apprivoiser. Elle l'hypnotise par ses gestes, précis, et sa voix claire et douce.
Le Modèle se laisse emporter, lui qui se sent toujours maladroit et emprunté, cachant ses failles avec son humour, parfois balourd.
L’Ange avait vu juste. En quelques minutes, l’âme du Modèle est capturée.
L’Ange sourit, heureuse du résultat, comme le Modèle qui se découvre en autre homme, ni plus ni moins que lui.
La dernière prise se fait sur le nuage en coton gris-blanc de l’Ange. Le Modèle découvre un nid entre bois et ciel, tout aussi calme que la pièce principale de l'Ange.
Le Modèle pense à ce cadeau béni des dieux, des portraits de lui, si timide pourtant, qu’il pourra, c'est son côté audacieux, exploiter pour sa visibilité dans sa nouvelle ville de cœur.
Le Modèle prend congé de L’Ange, et descend quatre à quatre les marches vers le dehors, vers sa nouvelle identité d'humain transformé.
dimanche 5 novembre 2023
La sale aire de la peur
Décembre 2015. 20 h 15. Paris est encore loin. Nous arrivons sur l’aire d’autoroute, une parmi tant d’autres du Nord-Pas-de-Calais. Un très mauvais choix que de m’arrêter là.
Avertissement : toute ressemblance avec des personnes ou des lieux ayant existé… eh bien ! je continue de flipper.
L'arrivée
Le parking est étroit et peu animé. Je le remarque à peine. Mon objectif : me restaurer vite fait avant de gagner la Ville Lumière.
En entrant, je me dirige vers la gauche. En sortant, je me suis rendu compte que j’aurais dû me diriger vers la droite.
En effet, à droite de ce bâtiment caché de l’autoroute, un lieu éclairé, moderne, des rayons remplis, des prix prohibitifs.
C’est lumineux, agréable, connu. On pourrait même y rester pour un p’tit café.
J’ai pu vérifier, avant de quitter cet endroit, la politesse de la caissière. 'Bonne route’ me dit-elle après m’avoir chipé avec avidité mon billet de 20 euros.
C’est presque trois fois plus que la cerbère d’en face me soutirera. Un lieu proche de l’hétéropie*. Un endroit qui a ses propres codes, mais dans une autre dimension, avec d’autres ambiances.
Se faire servir d’abord.
Devant le regard lourd de la vendeuse-serveuse-maitresse de cette station-sévice, nous devons choisir notre repas. Vite.
Je prends le sandwich le plus frais à mes yeux. Le plus épais aussi pour ne pas devoir choisir un dessert que la personne armée d’un outil de l’autre côté du comptoir m’incite à choisir de sa voix basse, mais sévère.
“En menu ? “EN MENU ?” Je n’ai pas le temps de dire oui ou non, de réfléchir. Ma voie de sortie ? Tout accepter, payer, fuir loin.
Vers Paris l’accueillante, malgré tout ce qu’on a écrit sur elle et les tragiques événements de novembre 2015.
Ma famille ne m’aide pas, ne se doutant pas de la dangerosité de notre situation. “Mmmh, j’hésite entre un cookie et une tarte, c’est un cookie avec du chocolat noir, M’me ?” Je pense un instant à déshériter la responsable de cette phrase suicidaire.
La M’me au costume de pompiste laisse d’ailleurs tomber son outil de travail par terre. Je vérifie qu’elle ne va pas le réutiliser. Elle remplace l’objet avec beaucoup de difficulté, me semble-t-il.
Peut-être parce qu’elle a vu la seule arme que j’avais en moi à ce moment-là : un sens inné pour le contrôle de la propreté.
La propreté avait pris congé ce jour-là. Les toilettes dames étaient toutes en panne, ce qui amenait le sexe faible à passer de l’autre côté de la rive. Chaos olfactif et visuel en perspective.
Très peu de monde autour de notre table. Oui, j’avais pris soin de nous installer en plein milieu de la cantine.
Sur notre gauche, un couple de Français, elle est voilée, lui presque chauve et légèrement barbu, avec un gamin d’un an sans doute, silencieux. Pas normal, ce silence.
Derrière nous, trois Français d’une cinquantaine d’années buvant un café et les paroles d’une téléréalité avec assiduité.
Devant moi et derrière mon épouse, un homme ou une femme, je ne le sais pas encore, en affaire devant des feuilles chiffonnées remplies de chiffres.
Parfois un regard dans ma direction, un regard sans vie.
“Qui va un jour vouloir passer son réveillon de Noël dans cet antre ? Personne. Jamais.”
Je ne suis pas à mon aise. Cet endroit a sans doute servi dans un décor de film d’un copieur de Tarantino, je vais voir débarquer flingues ou caméras.
Rien de cela, le seul média, c’est le son de TF1 dans cette pièce si bizarrement décorée. Aux murs, des tableaux représentant ou des hommes ou des animaux. Ou un mélange des deux.
Je cherche le nom de l’artiste torturé quand la femme (oui) au regard éteint se lève et va rejoindre sa complice derrière les sandwiches (a)variés.
C’est lorsque je finis l’éclair au chocolat cuit/surgelé/décongelé que je me dis : c'est impossible, cet endroit est un cauchemar.
Ce bâtiment a dû être construit sur les restes d’une centrale nucléaire, elle-même érigée sur un ancien cimetière. Et que l’on a peut-être avalé des choses pas très catholiques.
Sur la table, tiens, de la publicité. MENU SPÉCIAL NOËL : 35 euros. Je me pose la question : “Qui va un jour vouloir passer son réveillon de Noël dans cet antre ? Personne. Jamais.”
Nous quittons les lieux cauchemardesques après avoir goûté un peu du paradis d’à côté.
Je suis presque étonné que rien n’ait bougé sur le parking. Ni effraction, ni vol de mon diesel pour servir d’huile à friture.
Pour un prochain city-trip, je prévoirai un panier-repas.
(*) Hétéropie : “lieu à l’intérieur d’une société qui obéit à des règles qui sont autres” (merci Étienne Buyse) – source Wikipédia)
samedi 4 novembre 2023
On peut tirer sur une ambulance ?
Tout le monde connait l’expression : on ne tire pas sur une ambulance. Mais pourquoi pas dans le fond ?
Qu'est-ce que cette exception qui veut qu’on ne puisse pas tirer sur ce type de véhicule ?
Il n’y a pas de raison.
L’ambulance est fourbe, je vais vous le prouver.
D’abord, elle fait sa maligne. Rien que cette couleur jaune criard, vraiment pas raccord avec le reste du décor urbain, donne envie de jeter des clous devant ses roues !
Non, mais franchement. Cette fausse façon aussi d’indiquer son objet sur le capot, mais À L’ENVERS ! ECNALUBMA. Elle pense être originale.
Quand elle est dans notre dos, on la devine, on la sent, on lit AMBULANCE. Elle est traitre. Jamais elle ne roulera dans l’autre sens. Vous avez remarqué ? Elle vient toujours de derrière…
Et puis ce bruit. Vraiment une plaie.
On me dit que c’est pour qu’on la laisse passer. Mais pour qui se prend-elle ?
Et d’abord, qui nous dit qu’il y a une personne malade dans l’ambulance ? Ou qu’elle se dirige à une vitesse vraiment inadéquate sur nos routes encombrées vers une victime à secourir ?
Qui dit que le gars qui met la sirène n’a pas envie de rentrer rapido chez lui ?
Ou de foncer vers la friterie se commander une “mitraillette” sauce pickles ?
Ou d’impressionner sa petite copine en traçant à 100 km/h sur le boulevard Lambermont à Bruxelles ?
Non vraiment, elle ne mérite aucun égard et ne peut se mettre au-dessus des lois.
Et puis cette croix rouge, là. Elle nous nargue. Cette croix est vraiment utile pour la prendre en joue, mais non, madaaaame a décrété qu’elle était intouchable…
Mais que fait la police ?
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En sortant du métro Sainte-Catherine qui, déjà, ne respire pas la joie, je débarque dans un faux monde. La fake news du plaisir, l’imposture...
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Je vous raconte mon expérience de navetteur-conducteur entre Berchem (Anvers) et Bruxelles il y a quelques années. Et mon réservoir de solut...
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Au lieu de publier des photos éphémères sur Meta, je préfère vous raconter mes voyages au long court ou courts ici, ça vous va ? We vliegen ...